Fumer tue. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé.


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Cigares & Compagnie

FUMER TUE


Le roman policier du Club Cigares & Compagnie



Chers amis,

L'action se passe dans notre belle ville de Toulouse, jusque là l'auteur n'a pas forcé son imagination quant au lieu du déroulement de l'énigme.
Les personnages, deux jeunes loups aux dents longues à la naïveté affligeante et à la capacité exceptionnelle de se mettre dans des situations ubuesques, se font rouler dans la farine, que dis-je, dans la cape par un homme d'affaire des plus douteux.
Ce dernier, allias le Sandre, est flanqué d'un avocat véreux, mais à ce moment de l'action il me semble que l'auteur a quelque peu minimiser son rôle. Sans doute aurions-nous préféré un personnage plus épais, plus présent, qui correspondrait mieux à l'idée que l'on peut s'en faire.
Vient ensuite Hubert POSTICHE, un fumeur de cigares, certes averti, mais qui se prend pour le Sherlock Holmes de la vitole, sans doute un policier frustré qui rêvait d'un flagrant délit fumant. Les initiés l'appellent le Calife, ses détracteurs IZNOGOOD.
Un policier au grand coeur atteint du syndrome du petit pain au chocolat victime de son hyper sentimentalisme exacerbé qui se fait manipuler par une fille de petite vertu. Qui croirait qu'à l'occasion d'un accrochage on se retrouve au lit avec son tiers si ce n'est une moitié. On espère que l'auteur va nous gratifier d'un récit torride sur la sexualité débridée de notre gardien de la paix, mais que nenni après quelques prémices prometteurs madame la censure a du passer par là. On reste sur sa faim, que dis-je, sur sa canne.
Au passage j'en connais bon nombre qui casseraient volontiers des voitures uniquement pour se retrouver dans les bras d'une conductrice étourdie.
Une galerie de portraits intéressante, le roi du Saint Honoré, Jean-Michel, une bonne pâte, un juge bienveillant voire laxiste, un commandant de police revanchard, et un autre félon qui tient la clé du mobile.
Le personnage du Sandre est plus énigmatique. On devine un épicurien à bretelles, qui sous un abord plutôt sympathique se révèle manipulateur.
Mais le véritable soleil de ce roman est sans nul doute la belle Elodie. Telle une héroïne des temps modernes et malgré la trahison évidente de son bien aimé, elle vole à son secours, n'hésitant pas à risquer sa vie et à menacer cette fille de joie qui a failli lui ôter la sienne. L'auteur nous livre toute l'animalité qui se réveille en elle quand telle une louve on touche à son louveteau qui n'a pas été totémisé mais qui faute de calumet a fumé le cigare.
Elle a suivi les pérégrinations de cette fille perdue et a trouvé sa véritable adresse et identité. C'est le b a ba du métier de policier comme dirait notre pâtissier.
La fin de l'histoire est pathétique, tel Brutus, le félon tirait les ficelles et les Jardins de l'Opéra deviennent la scène du dénouement de cette histoire brûlante.

J'ai dit.

Bernard GUIRAO,
Club Cigares & Compagnie, le 05 avril 2012 - Toulouse.

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"Bernard GUIRAO - Club Cigares & Compagnie - Toulouse"

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